RÉSUMÉ Le Pôle ICN du Fonds mondial a organisé un atelier au Maroc afin de présenter aux consultants qui seront chargés de fournir un appui aux pays dans le cadre du projet d’évolution des instances de coordination nationale, les objectifs et démarches du projet, ainsi que les rôles et responsabilités des parties prenantes.
Le Pôle du Secrétariat du Fonds mondial chargé des instances de coordination nationale a organisé un atelier à Casablanca, au Maroc, du 17 au 21 septembre 2018, aux fins d’orienter les consultants sélectionnés pour apporter un appui aux 18 pays visés par la phase pilote du projet d’évolution des ICN.
Le groupe d’une centaine de participants comprenait des consultants des quatre prestataires d’appui technique sélectionnés par le Fonds mondial : l’Alliance internationale contre le VIH/sida, Palladium, Chemonics et Euro Health Group, ainsi que des représentants de partenaires tels que l’Initiative GIZ BACKUP Health et l’Initiative française 5 %. Le projet d’évolution des ICN a financé quinze des 18 pays ; l’initiative de l’agence allemande de coopération GIZ BACKUP Health a financé les trois autres pays (voir l’article OFM de cette édition sur l’appui technique fourni par GIZ).
Le Pôle ICN du Secrétariat a ouvert la rencontre par une présentation des éléments clés du projet d’évolution des instances de coordination nationale et des politiques qui les régissent :
Selon René-Frédéric Plain, responsable du Pôle chargé des instances de coordination nationale, le projet d’évolution des ICN adopte « un point de vue stratégique plus large, dépassant la simple conformité, et une démarche différenciée tenant compte du contexte et des niveaux de maturité ». Il a ajouté que ce projet nécessitait « un changement de mentalité des parties prenantes » investies dans les subventions du Fonds mondial, en particulier du Secrétariat, des instances de coordination nationale et des prestataires d’appui technique. Dans le cadre de leurs travaux sur le terrain, les consultants doivent identifier des influenceurs clés pouvant « changer la donne » : des individus œuvrant à apporter ou faciliter des changements rapides au niveau du pays. M. Plain a également affirmé que les parties prenantes au projet « savaient où des changements et innovations étaient requis […] et avaient un effet catalyseur à ces fins ».
Pendant l’atelier, les participants ont pu obtenir des informations détaillées sur la teneur et la mise en œuvre du projet d’évolution des instances, et sur les innovations dont les pays bénéficieront. Les participants ont été informés des politiques et directives du Fonds mondial pertinentes, notamment :
La formation comprenait des exercices, à partir d’une étude de cas de pays, visant à s’assurer que les participants soient en mesure d’analyser et combler les besoins des pays auxquels ils apporteront un appui dans le cadre du projet d’évolution des instances. Ces exercices incitent les consultants à faire preuve de créativité et d’innovation.
Pendant l’atelier, les participants ont reçu une formation sur les quatre domaines prioritaires d’évolution des instances : le fonctionnement des instances (notamment le suivi stratégique par le Secrétariat des instances), le suivi stratégique, l’établissement de liens, et la participation.
Ces quatre domaines sont détaillés ci-après.
Fonctionnement des instances de coordination nationale
Le volet « fonctionnement des instances de coordination nationale » (notamment le suivi stratégique par le Secrétariat des ICN) systématise les activités qui améliorent le fonctionnement des instances, notamment au travers des mesures ci-après :
Suivi stratégique
Le volet « Suivi stratégique » officialise la fonction et l’intègre dans la gestion du portefeuille afin d’en maximiser l’impact sur les résultats des subventions. Ce domaine comprend les éléments ci-après :
Établissement de liens
Le domaine « Établissement de liens » maximise la collaboration et la coordination entre l’ICN et les autres fora. En collaboration avec l’ICN, le consultant évalue au cas par cas les possibilités d’intégration de l’instance dans les structures nationales. L’établissement de liens regroupe les activités ci-après :
Participation
Le domaine « Participation » facilite l’émergence d’une direction forte et engagée des ICN, en garantissant une meilleure communication entre les membres des ICN et les membres des groupes constitutifs. Il comprend :
La participation de la société civile est essentielle pour le projet d’évolution des ICN. Selon l’organisation actuelle des instances de coordination nationale, la société civile et les autres partenaires traitent essentiellement des trois maladies : le VIH, la tuberculose et le paludisme. À l’avenir, quand les instances auront tissé de nouveaux liens avec des acteurs tels que les groupes de travail sur la santé ou les partenaires de développement et participeront davantage à leurs travaux, la société civile risque de devenir moins audible. Cette situation pourrait être évitée en garantissant une représentation solide et substantielle de la société civile, qui serait d’une part, tenue de recueillir régulièrement l’avis des groupes constitutifs et de les tenir informés, et d’autre part, d’exprimer clairement les difficultés de ces groupes et d’en garantir le suivi. Le rôle de la société civile doit manifestement être renforcé et unifié.
Le groupe pilote fait la part belle à l’Afrique subsaharienne (onze pays sur 18), où plus de 70 pour cent des crédits du Fonds mondial sont investis. Ces pays sont le Burkina Faso, le Bénin, le Burundi, le Cameroun, le Lesotho, le Malawi, le Mozambique, le Niger, l’Ouganda, la République démocratique du Congo (RDC) et la Tanzanie.
La liste ci-après présente les délais de mise en œuvre des activités clés du projet :
Pour tout supplément d’information, référez-vous aux pages sur le projet d'évolution des instances de coordination nationale sur le site web du Fonds mondial. Des articles récents de l’OFM sur l’évolution des ICN sont disponibles ici :
(12 mai 2018)
(12 mai 2018)
(Article 4, OFM 74 du 10 octobre 2018)
Le Pôle du Secrétariat du Fonds mondial chargé des instances de coordination nationale a organisé un atelier à Casablanca, au Maroc, du 17 au 21 septembre 2018, aux fins d’orienter les consultants sélectionnés pour apporter un appui aux 18 pays visés par la phase pilote du projet d’évolution des ICN.
Le groupe d’une centaine de participants comprenait des consultants des quatre prestataires d’appui technique sélectionnés par le Fonds mondial : l’Alliance internationale contre le VIH/sida, Palladium, Chemonics et Euro Health Group, ainsi que des représentants de partenaires tels que l’Initiative GIZ BACKUP Health et l’Initiative française 5 %. Le projet d’évolution des ICN a financé quinze des 18 pays ; l’initiative de l’agence allemande de coopération GIZ BACKUP Health a financé les trois autres pays (voir l’article OFM de cette édition sur l’appui technique fourni par GIZ).
Le Pôle ICN du Secrétariat a ouvert la rencontre par une présentation des éléments clés du projet d’évolution des instances de coordination nationale et des politiques qui les régissent :
Selon René-Frédéric Plain, responsable du Pôle chargé des instances de coordination nationale, le projet d’évolution des ICN adopte « un point de vue stratégique plus large, dépassant la simple conformité, et une démarche différenciée tenant compte du contexte et des niveaux de maturité ». Il a ajouté que ce projet nécessitait « un changement de mentalité des parties prenantes » investies dans les subventions du Fonds mondial, en particulier du Secrétariat, des instances de coordination nationale et des prestataires d’appui technique. Dans le cadre de leurs travaux sur le terrain, les consultants doivent identifier des influenceurs clés pouvant « changer la donne » : des individus œuvrant à apporter ou faciliter des changements rapides au niveau du pays. M. Plain a également affirmé que les parties prenantes au projet « savaient où des changements et innovations étaient requis […] et avaient un effet catalyseur à ces fins ».
Pendant l’atelier, les participants ont pu obtenir des informations détaillées sur la teneur et la mise en œuvre du projet d’évolution des instances, et sur les innovations dont les pays bénéficieront. Les participants ont été informés des politiques et directives du Fonds mondial pertinentes, notamment :
La formation comprenait des exercices, à partir d’une étude de cas de pays, visant à s’assurer que les participants soient en mesure d’analyser et combler les besoins des pays auxquels ils apporteront un appui dans le cadre du projet d’évolution des instances. Ces exercices incitent les consultants à faire preuve de créativité et d’innovation.
Pendant l’atelier, les participants ont reçu une formation sur les quatre domaines prioritaires d’évolution des instances : le fonctionnement des instances (notamment le suivi stratégique par le Secrétariat des instances), le suivi stratégique, l’établissement de liens, et la participation.
Ces quatre domaines sont détaillés ci-après.
Fonctionnement des instances de coordination nationale
Le volet « fonctionnement des instances de coordination nationale » (notamment le suivi stratégique par le Secrétariat des ICN) systématise les activités qui améliorent le fonctionnement des instances, notamment au travers des mesures ci-après :
Suivi stratégique
Le volet « Suivi stratégique » officialise la fonction et l’intègre dans la gestion du portefeuille afin d’en maximiser l’impact sur les résultats des subventions. Ce domaine comprend les éléments ci-après :
Établissement de liens
Le domaine « Établissement de liens » maximise la collaboration et la coordination entre l’ICN et les autres fora. En collaboration avec l’ICN, le consultant évalue au cas par cas les possibilités d’intégration de l’instance dans les structures nationales. L’établissement de liens regroupe les activités ci-après :
Participation
Le domaine « Participation » facilite l’émergence d’une direction forte et engagée des ICN, en garantissant une meilleure communication entre les membres des ICN et les membres des groupes constitutifs. Il comprend :
La participation de la société civile est essentielle pour le projet d’évolution des ICN. Selon l’organisation actuelle des instances de coordination nationale, la société civile et les autres partenaires traitent essentiellement des trois maladies : le VIH, la tuberculose et le paludisme. À l’avenir, quand les instances auront tissé de nouveaux liens avec des acteurs tels que les groupes de travail sur la santé ou les partenaires de développement et participeront davantage à leurs travaux, la société civile risque de devenir moins audible. Cette situation pourrait être évitée en garantissant une représentation solide et substantielle de la société civile, qui serait d’une part, tenue de recueillir régulièrement l’avis des groupes constitutifs et de les tenir informés, et d’autre part, d’exprimer clairement les difficultés de ces groupes et d’en garantir le suivi. Le rôle de la société civile doit manifestement être renforcé et unifié.
Le groupe pilote fait la part belle à l’Afrique subsaharienne (onze pays sur 18), où plus de 70 pour cent des crédits du Fonds mondial sont investis. Ces pays sont le Burkina Faso, le Bénin, le Burundi, le Cameroun, le Lesotho, le Malawi, le Mozambique, le Niger, l’Ouganda, la République démocratique du Congo (RDC) et la Tanzanie.
La liste ci-après présente les délais de mise en œuvre des activités clés du projet :
Pour tout supplément d’information, référez-vous aux pages sur le projet d'évolution des instances de coordination nationale sur le site web du Fonds mondial. Des articles récents de l’OFM sur l’évolution des ICN sont disponibles ici :
(12 mai 2018)
(12 mai 2018)
(Article 4, OFM 74 du 10 octobre 2018)
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