RÉSUMÉ Le Bureau de l’Inspecteur général a publié un rapport très sévère sur la manière dont les subventions sont gérées par le secteur public en Tanzanie. Cet article fournit un résumé de ses conclusions.
Dans un audit sur la manière dont les subventions sont gérées par le secteur public en Tanzanie, le Bureau de l’Inspecteur général fournit des conclusions très sévères. Le BIG affirme que la plupart des problèmes dévoilés dans cet audit avaient déjà été identifiés dans un audit précédent datant de 2009.
Le BIG a publié un rapport sur cet audit le 8 février. Cet article en offre un bref résumé. Un article plus long (disponible uniquement en anglais) rentre dans les détails, et décrit notamment les actions envisagées par le Secrétariat en réponse à ces conclusions.
L’audit couvre 4 subventions pour lesquelles le Ministère des Finances était le récipiendaire principal. Les fonds sont gérés par deux unités au sein du Ministère des Finances et du Ministère de la Santé
Selon le BIG, les conclusions de l’audit pose des questions sur l’efficacité et la pertinence du Ministère des Finances en tant que récipiendaire principal. Parmi les conclusions :
Le BIG déclare que le système de gestion de la chaîne d’approvisionnement était inefficace pour fournir des produits de santé aux patients. L’audit identifie des ruptures de stock d’importance variable à différents niveaux de la chaîne d’approvisionnement. Parmi les conclusions :
L’audit identifie des dépenses non justifiées à hauteur de 9,6 millions de dollars. De plus, l’audit met au jour des retards importants dans l’achat de produits autres que les produits de santé, ainsi que des lacunes dans les contrôles fiduciaires sur les achats, la gestion des avances et la gestion des contrats.
Le BIG affirme que l’augmentation du nombre de patients sous traitement VIH va provoquer des lacunes sur le plan financier à hauteur d’au moins 232 millions de dollars d’ici 2017. Ce chiffre pourrait s’élever à 328 millions si le traitement est initié lorsque les CD4 tombent en dessous de 500 (ce qui correspond aux recommandations actuelles de l’OMS). Si ces lacunes ne sont pas comblées, des ruptures de stock en produits de santé et des interruptions de traitement pourraient survenir d’ici la mi-2016.
Selon le rapport, le gouvernement n’a pas rempli sa promesse d’acheter des antirétroviraux en 2014-2015. Son intention de lever des fonds supplémentaires risquent de ne pas produire de résultats sur le court-terme. Aucune réflexion n’a été apportée sur la manière de préparer les systèmes de santé à l’augmentation du nombre de patients.
Les programmes ont des difficultés à respecter les directives de traitement VIH, à garder les patients sous traitement et à réguler les interventions afin d’atteindre les bénéficiaires prévus.
Un autre problème soulevé par l’audit est que les directives nationales concernant le paludisme n’ont pas été appliquées de manière systématique, ce qui a pour résultat d’avoir des patients traités contre le paludisme alors que leur diagnostic n’a pas été confirmé.
Les systèmes de contrôle du mécanisme de paiement conjoint avec le secteur privé ne permettent pas de remplir les objectifs de disponibilité, d’accessibilité et de prix abordables des médicaments antipaludiques subventionnés dans les structures de santé du secteur privé et les pharmacies.
Les questions relatives aux données de qualité, n’ont, selon le rapport, pas fait l’objet d’une attention suffisante.
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