Peter Sands présente son premier rapport en qualité de Directeur exécutif à la 40e réunion du Conseil d’administration du Fonds mondial

2. NOUVELLES
22 Nov 2018
Emphase sur le partenariat, le plan d’action sur l’ODD 3, les données et l’innovation

Peter Sands a présenté son premier rapport au Conseil d’administration en qualité de Directeur exécutif du Fonds mondial, au premier jour de la 40e réunion du Conseil, qui s’est tenue les 14 et 15 novembre à Genève. Son rapport a été accueilli par des réactions positives, chaleureuses et encourageantes des délégations du Conseil d’administration.

M. Sands a adopté un ton à la fois professionnel et chaleureux, symbolisant son large engagement en faveur de « l’efficacité et de l’efficience », pour présenter une version concise de son rapport de 30 pages au Conseil d’administration, qui avait été distribué aux membres du Conseil près de deux semaines avant la réunion, en même temps que les autres documents du Conseil.

M. Sands a commencé par expliquer qu’au cours de ses huit premiers mois au Fonds mondial, ce qui l’a le plus impressionné sont les occasions qu’il a eues de se rendre sur le terrain, « de rencontrer les personnes touchées par les trois maladies et celles qui travaillent en première ligne pour leur venir en aide ».

En mentionnant quelques exemples spécifiques – une mère « rayonnant de joie » car son plus jeune enfant était protégé du paludisme, une femme atteinte de tuberculose multirésistante décrivant comment elle avait perdu son travail, sa maison et sa famille, et une agente de santé régulièrement battue par son petit ami – M. Sands ne s’est pas contenté d’évoquer les défis directement liés aux maladies, il a abordé les complexités des défis plus vastes et étroitement liés de la programmation et de la mise en œuvre des subventions.

Le premier discours de tout Directeur exécutif au Conseil d’administration doit donner un aperçu du passé, du présent et de l’avenir du Fonds mondial, faire passer les tenants et aboutissants des activités dans la portée de l’organisation, et exprimer le point de vue du dirigeant sur l’éventail de difficultés auxquelles le Fonds mondial est confronté. Ce faisant, M. Sands a trouvé la note juste à différents égards, passant en revue sa synthèse du rapport en moins de trente minutes, et ne mentionnant que quelques-uns des principaux points de chaque section du rapport écrit : 1) l’« état de la lutte », 2) « intensifier et accélérer », 3) « transformer à des fins d’efficience et d’efficacité » et 4) « 2019 et la voie à suivre ».

Voici quelques-uns des arguments présentés par le Directeur exécutif dans les trois premières sections :

  • Si [nous] ne « fermons pas le robinet » des nouvelles infections à VIH (deux millions par an), si nous ne comblons pas le fossé entre l’identification des cas de tuberculose et le traitement (quatre millions sur dix millions de cas par an) et si nous « ne maîtrisons pas la dynamique de la transmission » du paludisme, le Fonds mondial ne réalisera pas ses ambitions ;
  • Le centrage sur le renforcement des systèmes résistants et pérennes pour la santé sous-tend les efforts visant à combler ces « fossés » ; M. Sands a souligné que 28 pour cent – soit 1 milliard de dollars – des fonds actuellement consacrés aux subventions du Fonds mondial vont aux systèmes résistants et pérennes pour la santé, et a reconnu « qu’il y a d’intenses débats sur la manière dont nous pourrions le faire plus efficacement » ;
  • Concernant les contextes d’intervention difficiles, la pérennité, la transition et le cofinancement et l’évolution des instances de coordination nationale, « aucun de ces éléments n’est une pièce aboutie, mais ils constituent tous des étapes significatives dans notre adoption d’une approche plus efficace et cohérente de notre travail » ;
  • Le déménagement des bureaux du Fonds mondial au Campus de la santé mondiale a d’ores et déjà un effet positif sur la coopération avec les partenaires, et le Fonds a adopté un rôle dynamisant dans le leadership de la santé mondiale en travaillant « en collaboration particulièrement étroite » avec l’OMS et Gavi à l’élaboration du plan d’action mondial à l’appui de l’objectif de développement durable numéro 3.

2019 et au-delà

Dans la quatrième section, M. Sands a exposé les cinq priorités principales du Fonds mondial pour 2019. En premier lieu, une sixième reconstitution des ressources réussie (« nous devons placer notre message dans le contexte du plan d’action [mondial], en particulier au regard de l’objectif de développement durable n° 3 »). Deuxièmement, stimuler l’impact durant le cycle actuel de subventions, notamment en faisant face aux problèmes et défis de mise en œuvre de la politique en matière de pérennité, de transition et de cofinancement. Troisièmement, préparer le prochain cycle de subventions, notamment en prenant en mai 2019 les décisions nécessaires concernant la méthodologie d’allocation, et en équilibrant le caractère normatif et la souplesse des instances de coordination nationale. Quatrièmement, « un centrage étroit sur l’efficience et l’efficacité », avec « de nouveaux dirigeants capables d’améliorer nos performances » (ici, Sands mentionne Jacques Le Pape, directeur financier, Françoise Vanni, directrice des relations extérieures, Philippe François, directeur du Département des achats et de l’approvisionnement et Michael Johnson, directeur de l’information).

Concernant sa dernière priorité pour 2019, Peter Sands a insisté sur l’investissement dans les personnes – « un atout essentiel du Secrétariat – sur lequel le Fonds mondial se focalisera au travers de quatre activités complémentaires : un examen des récompenses et des bénéfices, la mise à l’essai et le déploiement de la planification du personnel stratégique, le renforcement de la démarche de gestion des résultats du Fonds mondial et l’élaboration d’une démarche systématique d’acquisition et de développement de talent.

Réflexions et conclusions

La partie la plus distinctive de la présentation de M. Sands au Conseil d’administration et de la version écrite se trouvait dans la cinquième section du rapport, dans laquelle il offre ses propres observations.

Dans son rapport écrit, Peter Sands décrit « la tension fondamentale entre l’échelle de nos ambitions et l’étendue de nos ressources » ; le « décalage entre les débats qui dominent les conférences internationales et les réalités pratiques de la mise en œuvre dans les pays », et l’« énorme potentiel d’innovation » à travers un éventail d’activités et d’actions, de la prise de décisions aux technologies liées à la téléphonie mobile.

Dans la version abrégée qu’il a présentée oralement au Conseil d’administration, M. Sands a approfondi ces points, expliquant que, selon lui, le Fonds mondial se trouve « à un tournant décisif ». Le Fonds mondial doit « prendre les devants et relever le défi de l’objectif de développement durable n° 3 », a-t-il affirmé, « intensifier ses efforts et faire le nécessaire pour mettre fin aux trois maladies – car c’est dans le domaine du possible ». Le Fonds peut « hausser la barre pour devenir plus innovant, plus collaboratif, plus disposé à prendre des risques quant aux entités que nous prenons pour partenaires et à innover ».

Avant de remercier toutes les circonscriptions pour leur « énergie, leur détermination et leur passion pour la mission », Sands a qualifié le Fonds mondial d’« entreprise révolutionnaire, de déclaration extrêmement pratique et puissante de solidarité mondiale qui se traduit en quelque chose de très réel ayant un impact énorme. Nous devons tout faire pour maintenir ce niveau d’ambition et d’audace dans notre approche ».

Le document GF-B40-04 du Conseil d’administration (Rapport du Directeur exécutif) devrait être disponible dans les deux prochaines semaines à l’adresse suivante : www.theglobalfund.org/en/board/meetings/40.

Note de la rédaction : La version originale anglaise de cet article est datée du 15 novembre, date à laquelle elle a été chargée dans notre système informatique. L’article n’a néanmoins été publié que le 16 novembre, le lendemain de la réunion du Conseil d’administration, conformément à notre entente avec le Fonds mondial concernant le moment où nous publions les articles basés sur le contenu des documents du Conseil d’administration.

 

Articles connexes :

Voir le Rapport sur les résultats du Fonds mondial

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