Le Fonds mondial modifie la méthodologie servant à mesurer l’impact et les résultats

1. NOUVELLES
9 Sep 2018
Le rapport 2017 sur les résultats, à paraître cette semaine, tient compte de ces changements

Le Fonds mondial modifie sa méthodologie de mesure de l’impact et de communication des résultats aux niveaux national et mondial. Le rapport sur les résultats de 2017, qui sera publié le 12 septembre 2018, repose sur la méthodologie révisée.

Le Fonds mondial a informé les organisations partenaires des changements dans un courriel envoyé le 19 juillet par Seth Faison, directeur de la communication du Fonds.

Dans cet article, nous proposons une synthèse des changements décrits dans le courriel du 19 juillet. L’information contenue dans ce courriel est sommaire, mais nous nous attendons à ce que le Fonds mondial présente une description plus complète des modifications lors de la publication de son rapport sur les résultats de 2017. Nous prévoyons de publier un article sur les résultats de 2017 dans le prochain numéro du Global Fund Observer, qui devrait paraître le 19 septembre. Nous devrions être en mesure d’y inclure une description détaillée de la méthodologie révisée.

Modification de la méthodologie du Fonds mondial relative à la communication des résultats – Points saillants

  • Accent accru sur les résultats nationaux
  • Communication des augmentations annuelles plutôt que des chiffres cumulés (pour la plupart des indicateurs)
  • Communication des résultats une fois par an seulement
  • Ajout de nouveaux indicateurs

 

Les données rassemblées pour chaque indicateur font l’objet de modifications. La méthodologie révisée mettra davantage l’accent sur les résultats nationaux. Par le passé, le Fonds mondial rassemblait généralement des données sur les résultats obtenus par les différents programmes soutenus, même si quelques données nationales étaient également reprises.

Comme l’explique M. Faison dans son courriel :

« Dans le cadre des travaux préparatoires à la mise en œuvre de sa stratégie 2017/2022, le Fonds mondial a largement consulté ses partenaires sur la meilleure manière de communiquer les résultats et de mesurer l’impact de ses investissements dans les programmes nationaux. Ce vaste groupe de partenaires, parmi lesquels figuraient des représentants de pays donateurs, de pays maîtres d’œuvre et de partenaires techniques, s’est finalement accordé à dire que les résultats obtenus par les programmes dirigés par les pays et bénéficiant de contributions additionnelles de bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux devraient être estimés et classés selon un modèle plus contributif. Les partenaires étaient d’avis qu’en raison du rôle catalyseur des bailleurs de fonds internationaux, il n’est plus pratique, ni souhaitable, de ventiler les résultats et l’impact des programmes menés par les pays en essayant d’attribuer des résultats spécifiques à une source unique de financement. Il est plus logique de reconnaître la réalité, à savoir que de nombreux partenaires contribuent à la réussite de tout programme de santé spécifique, qu’il convient d’utiliser les résultats nationaux pour mesurer et évaluer la situation mondiale en matière de santé et que chaque partenaire doit répondre de ses contributions spécifiques. »

D’après M. Faison, « du fait que davantage de résultats nationaux sont incorporés, les résultats du Fonds mondial contiennent des chiffres qui [sont] dans certains cas sensiblement plus élevés que par le passé ».

En conséquence de la modification de la méthodologie, pour la majorité des indicateurs, le Fonds mondial ne communiquera plus les résultats cumulés. « Au lieu de cela », ajoute M. Faison, « nous fournirons un indicateur plus précis et approprié des augmentations annuelles ».

Selon ce que nous comprenons, cela signifie par exemple que dorénavant, le Fonds mondial déclarera le nombre de moustiquaires distribuées une année donnée, en indiquant de combien ce nombre a augmenté par rapport à l’année précédente. Toutefois, il ne fournira pas le nombre total de moustiquaires distribuées depuis sa création.

Les augmentations annuelles seront recensées pour tous les indicateurs à l’exception d’un seul – le nombre de vies sauvées – pour lequel le Fonds mondial continuera de donner une estimation cumulée.

(Veuillez noter qu’à titre exceptionnel, à l’annonce des résultats le 12 septembre, ceux-ci ne seront pas comparés à ceux de l’année précédente [2016]. Le Fonds mondial s’attend à ce que la pratique de comparaison des résultats avec ceux de l’année précédente reprenne à partir des résultats de 2018.)

Actuellement, outre l’estimation du nombre de vies sauvées, le Fonds mondial communique régulièrement des résultats tels que le nombre de personnes sous traitement antirétroviral contre le VIH et la tuberculose, le nombre de moustiquaires distribuées, le nombre de personnes traitées contre la tuberculose (et la tuberculose multirésistante), le nombre de préservatifs distribués, le nombre de structures couvertes par la pulvérisation intradomiciliaire à effet rémanent contre le paludisme, le nombre de cas de paludisme traités ou encore le nombre de personnes bénéficiant de soins et d’une prise en charge. Un sous-ensemble de ces indicateurs est repris sur les pages des pays sur le site Web du Fonds mondial.

Auparavant, les chiffres étaient actualisés deux fois par an. Désormais, les résultats ne seront communiqués qu’une fois par an (en septembre pour l’année précédente).

Un autre changement important dans la méthodologie révisée est le fait que le nombre d’indicateurs sera élargi. Le courriel du 19 juillet adressé aux partenaires fournit deux exemples – les populations clés atteintes par les programmes de prévention du VIH et le nombre de cas soupçonnés de paludisme faisant l’objet d’un test parasitologique – mais il y en aura d’autres.

Comme indiqué ci-avant, le premier rapport sur les résultats préparé selon la nouvelle méthodologie sera publié le 12 septembre et couvrira 2017, première année de la stratégie 2017/2022 du Fonds mondial. Les indicateurs clés de résultat de la stratégie comprennent des cibles en termes d’impact, de réduction de l’incidence et de prestations de services, basées sur les résultats nationaux attendus. M. Faison a indiqué à Aidspan que « l’approche de définition de cibles dans le cadre de la stratégie et l’approche de communication des résultats ont donc été étroitement et logiquement alignées durant cette procédure, et reposent sur des hypothèses et des méthodes similaires ».

Une copie du courriel du 19 juillet adressé aux organisations partenaires (en anglais) est disponible sur le site Web d’Aidspan. Le texte du courriel n’est pas disponible sur le site Web du Fonds mondial.


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