Le Fonds mondial a fourni un financement relais de 378 millions de dollars pour 11 subventions écourtées

1. NOUVELLES
13 Sep 2017
Quatre pays bénéficiant de subventions écourtées contre le paludisme ont en outre tiré un financement relais d’économies et de gains d’efficacité au sein de leurs propres subventions

D’après le Secrétariat, le Fonds mondial a mis 378,2 millions de dollars à la disposition de 11 subventions écourtées de six pays afin de leur permettre de tenir jusqu’au 31 décembre 2017. Le financement provient de fonds libérés grâce à l’optimisation du portefeuille.

La plus grande partie du financement relais est allée à une subvention VIH de la Tanzanie (109,1 millions de dollars). Une autre subvention VIH, en l’occurrence du Mozambique, a reçu 77 millions de dollars. (Voir le tableau ci-dessous pour la liste complète des financements accordés.)

Tableau : Financement supplémentaire accordé aux pays ayant des subventions écourtées

Pays Composante Subvention
Financement supplémentaire (en $ US)
Kenya Paludisme KEN-M-AMREF
2 750 040
KEN-M-TNT
12 179 877
Mozambique VIH MOZ-H-MOH
76 981 737
Paludisme MOZ-M-MOH
43 546 381
MOZ-M-WV
17 878 982
Soudan Paludisme SDN-M-UNDP
31 591 959
Tanzanie VIH TZA-H-MOF
109 078 557
Ouganda VIH UGA-H-MoFPED
36 623 979
Paludisme UGA-M-MoFPED
24 398 252
UGA-M-TASO
14 985 052
Zimbabwe Paludisme ZWE-M-MOHCC
8 203 330

 

En outre, a indiqué le Secrétariat, quatre pays ont tiré parti d’économies et de gains d’efficacité au sein de leurs propres subventions pour alimenter les activités de leurs subventions écourtées de lutte contre le paludisme jusqu’en décembre : la République démocratique du Congo, le Ghana, le Nigeria et le Soudan du Sud.

Malgré son intention de couvrir les maîtres d’œuvre au moins jusqu’au 31 décembre 2017 avec les allocations 2014/2016, le Conseil d’administration du Fonds mondial a autorisé le Secrétariat à approuver des subventions prenant fin plus tôt, connues sous le nom de « subventions écourtées ». Il semblerait que la raison la plus courante pour laquelle les pays demandent une période de mise en œuvre plus courte est le fait que cette période plus courte – et le taux de dépense plus élevé qui va avec – était nécessaire pour assurer la fourniture de services essentiels aux niveaux existants.

Cependant, ayant approuvé les périodes de mise en œuvre plus courtes, le Fonds mondial a décidé qu’il devait également trouver les ressources nécessaires pour permettre à ces subventions de continuer à fonctionner jusqu’à fin 2017 (étant donné que le 1er janvier 2018 était la première date à laquelle les candidats et maîtres d’œuvre pouvaient espérer accéder aux fonds des allocations 2017/2019).

Les fonds liés à l’optimisation du portefeuille proviennent principalement d’économies et de gains d’efficacité réalisés dans l’ensemble du portefeuille de subventions du Fonds mondial. Ils peuvent également provenir de dons supplémentaires. Néanmoins, dans ce cas précis, selon le Comité technique d’examen des propositions, une partie du financement est issue de réductions des financements d’encouragement. Dans un article du 1er avril 2015, nous avions rapporté que le Comité technique d’examen des propositions avait annoncé que ses recommandations de financement d’encouragement pour les composantes soumises au cours de la quatrième période d’examen avaient été réduites parce que le Secrétariat « ne voyait pas d’autre possibilité pour combler les déficits de financement des pays ayant sollicité une durée de subvention écourtée ». Le Comité avait fait cette déclaration dans une mise à jour sur les demandes de financement adressée au Conseil d’administration (voir le document du Conseil GF-B33-10).

Tous les pays qui se sont vu accorder des subventions écourtées avaient présenté les demandes de financement relatives aux composantes pour la période 2017/2019 soit au cours de la première période d’examen (20 mars 2017) soit au cours de la deuxième (23 mai 2017).


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