Le Conseil d'administration du Fonds mondial approuve un financement de 100 millions de dollars destinés à des initiatives spéciales et 200 millions de dollars aux programmes régionaux

11 Mar 2014
Les fonds approuvés complèteront les ressources allouées aux pays dans le cadre du nouveau modèle de financement

POINTS DE DÉCISION : GF/B31/DP06 et GF/B31/DP07

Le Conseil d'administration du Fonds mondial a approuvé le 6 mars un financement d'environ 300 millions de dollars réservés à des initiatives spéciales et à des programmes régionaux pour la période 2014-2016, en plus de 10,22 milliards de dollars qui seront alloués aux pays au cours de la même période.

Les décisions prises lors de la 31e réunion du Conseil d'administration tenue à Djakarta devraient fournir des données factuelles suffisantes en soutien à ces programmes spéciaux dans les périodes d'allocation subséquentes, a appris Aidspan des sources du Conseil d'administration.

Les initiatives spéciales sont des projets transversaux à valeur ajoutée non seulement pour les programmes et les activités d'un pays donné, mais également pour le Fonds dans son ensemble. En investissant dans des initiatives spéciales, le Secrétariat souligne que les ressources allouées au niveau des pays auront un impact supplémentaire.

La répartition des initiatives spéciales approuvées par le Conseil d'administration comprenait quelque 79 millions de dollars en investissements initiaux immédiatement approuvés :

  • 30 millions de dollars américains destiné à un Fonds d'urgence humanitaire

  • 17 millions de dollars destiné à l'amélioration des systèmes de données nationaux

  • 29 millions de dollars destinés à l'assistance technique pour soutenir l'élaboration des notes conceptuelles

  • 15 millions de dollars américains destinés à l'assistance technique en matière communautaire, de droits de l’homme et de genre

Le reste (d'une valeur estimée à 21 millions de dollars) sera dépensé au cours de cette période sur l'amélioration du rapport coût-efficacité et de la viabilité financière, au niveau des pays, des programmes financés par le Fonds et assurera le renforcement des compétences et capacités au sein des récipiendaires principaux de diverses subventions.

Aidspan apprend auprès du Secrétariat que le fonds d'urgence humanitaire ne sera pas utilisé pour soutenir les programmes les mieux servis par les acteurs humanitaires déjà habitués à travailler en situations d'urgence, mais plutôt, pour améliorer la souplesse des activités qui sont déjà en cours dans les États fragiles qui reçoivent de l'argent du Fonds mondial. Ainsi, à titre d'exemple, si un conflit, dans un pays où le Fonds soutient un programme de distribution de produits, provoque une flambée des prix, les ressources du fonds d'urgence humanitaire couvriront les coûts de distribution supplémentaires.

Le Secrétariat reconnaît également la nécessité d'un cadre plus stratégique ayant des directives sur l'utilisation des fonds en situations humanitaires et en situations d'urgence, et sollicite la contribution et l'orientation des acteurs humanitaires. Ces directives seront au cœur de l'examen de l'activité du Fonds dans les États fragiles par le Groupe technique de référence en évaluation prévu pour mi-2014.

L'amélioration des systèmes de données au niveau des pays a été présenté comme un besoin prioritaire pour l'établissement des subventions, dans la mesure où trop nombreux sont les pays qui ont une faible capacité de collecte et d'analyse des données. À mesure que le Fonds évolue vers une approche davantage fondée sur des données factuelles pour mesurer son impact et le rapport coût-efficacité de ses programmes, de meilleures données seront essentielles.

Les programmes régionaux auront une allocation supplémentaire de 200 millions de dollars dans l'espoir que, si d'autres programmes régionaux de qualité venaient à être proposés, et d'autres ressources disponibles à travers des économies d'efficacité ou les engagements à venir des bailleurs de fonds, les propositions régionales de grande qualité seront examinées.

Les 200 millions de dollars destinés aux programmes régionaux ne tiennent pas compte des 116 millions de dollars déjà engagés dans des programmes régionaux, candidats à la première phase du nouveau modèle de financement. Déjà, un montant de 100 millions de dollars a été approuvé pour un programme dans la région du Mékong visant à éviter la propagation de la résistance à l'artémisinine. Une autre somme de 10 millions de dollars a été allouée à la Méso-Amérique et île d'Hispaniola dans le cadre d'un programme régional de lutte contre le paludisme et le Réseau eurasien de réduction des risques recevra un total de 6 millions de dollars pour le travail en Europe de l'Est et en Asie centrale.

Les initiatives régionales ont deux possibilité de demander une part de 200 millions de dollars en financement : d'ici fin mars 2014 et un an plus tard. Selon les prévisions, le délai de mars 2014 sera prolongé d'au moins un mois pour adapter les propositions.

Les délégations du Conseil d'administration dans les remarques adressées à Aidspan ont exprimé séparément des préoccupations selon lesquelles les réserves du programme régional se transformeront en caisses noires visant à améliorer les programmes au niveau des pays ou à payer des ateliers et des conférences qui, en définitive, auront un impact programmatique minimal.

Le Secrétariat souligne, toutefois, que les programmes régionaux portent moins sur la prestation de services que sur la cohésion, la promotion transfrontalière du changement de comportement et de l'intégration. De même, les indicateurs de résultats – évaluer l'impact du programme plutôt que l'argent dépensé – seront appliqués à des programmes spécifiques à chaque pays et également à des initiatives régionales.

*Voir l’article original en anglais. See the original article in English.

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